Promenade patrimoniale au Raincy

Vidéo : Randonnée : Promenade patrimoniale au Raincy (Seine-Saint-Denis)
le mardi 24 février 2026
7 km

Cliquer ci-dessus sur la vidéo mp4 - 8 mn 40 - 30,2 Mo

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Musique : Lully Jean-Baptiste - Fanfares pour le Carrousel - Prélude, Menuet, Gigue, Gavotte


Promenade dans le passé au Raincy

 

Promenade dans le passé au Raincy

 


Promenade patrimoniale au Raincy

Point de départ et accès : gare de Le Raincy-Villemomble-Montfermeil. - RER - Ligne E, sur le tronçon Paris et Chelles-Gournay.
Emprunter la sortie principale, côté Le Raincy.
Balisage Jaune

(D/A) Au sortir de la gare, traverser le parking des bus puis l'Allée Clémencet et prendre en face l'Allée de Gagny. Suivre cette rue jusqu'au bout, à plat puis en montée avec une pente allant en s'accentuant. Croiser successivement l'Allée Victor Hugo, l'Allée Nicolas Carnot, l'Allée Chatrian, l'Avenue Didier, l'Avenue Charles et l'Allée de la Fontaine.

(1) Au rond-point, prendre à gauche l'Allée de l'Ermitage, toujours en montant. Croiser l'Allée des Coteaux et continuer à plat (sur la gauche, quelques points de vue sur la banlieue Est). Au carrefour, continuer Allée de l'Ermitage en laissant le temple protestant à main droite, et redescendre. Au croisement suivant, obliquer légèrement à gauche dans l'Allée Gambetta. Descendre un escalier et déboucher sur un rond-point. Traverser alors l'Avenue de la Résistance, la suivre à droite et atteindre rapidement le parvis de l'église.

(2) Continuer Avenue de la Résistance et croiser successivement l'Allée de Verdun, l'Allée Valère-Lefebvre (monument aux morts sur la droite) et l'Allée Gabriel. À l'angle de l'Hôtel de Ville, tourner à gauche dans l'Allée Hérold et longer un square à main droite. Au bout de la rue, tourner à gauche. Au feu tricolore, prendre à droite l'Allée Valère-Lefèbvre et longer à main droite le Lycée Albert Schweitzer.

(3) Au feu suivant, suivre à droite le Boulevard de l'Ouest, toujours avec le lycée à main droite. Au croisement suivant, traverser la D117 et poursuivre en face Boulevard du Nord. Noter côté gauche une école arménienne puis le clocheton coiffant un bâtiment d'un ancien domaine. A la fourche située à l'angle du n°18, prendre à droite l'Allée du Village. Au carrefour qui suit, obliquer à gauche, croiser l'Allée des Acacias sur la gauche puis l'Allée Maurice sur la droite et continuer Allée du Village.

(4) Au rond-point, prendre la 1ère à gauche, l'Avenue de Livry. Au feu tricolore, traverser l'Allée des Bosquets. Ignorer la rue suivante sur la droite. Juste après, abandonner momentanément le balisage Jaune et entrer à droite dans le square de la Place des Fêtes . Traverser le square puis contourner l'Église Saint-Louis par la droite. Prendre ensuite à droite l'Allée Thiellement et retrouver le balisage. À la fourche qui suit, choisir la voie de gauche, toujours l'Allée Thiellement.

(5) Au Stop, tourner à droite dans le Boulevard de l'Est. Monter et ignorer deux rues sur la gauche. Au carrefour, prendre la 2ème à gauche, l'Allée des Sapins. Au croisement suivant, tourner à droite dans l'Allée du Château d'Eau. Traverser l'Allée de Montfermeil puis l'Allée de Chelles. Au Stop, tourner à droite (pas d'écriteau, Allée du Télégraphe sur la carte).

(6) Au rond-point, prendre la 1ère à gauche, le Boulevard du Midi. Au feu tricolore qui suit, continuer tout droit en descendant et ignorer les ruelles sur la gauche.

(7) Au rond-point, obliquer à gauche en descendant dans l'Allée de Gagny. Ignorer la flèche Jaune qui invite à tourner à gauche au 1er croisement (deux PR différents se croisent ici) et suivre l'Allée de Gagny en sens inverse du trajet aller jusqu'à la gare (D/A).


Au Raincy, en Seine-Saint-Denis
Balade au Raincy, à la recherche du château perdu


De ce légendaire lieu royal qui abrita les belles heures du Grand Siècle ne subsistent que quelques vestiges, qui sont un plaisir à débusquer.

C‘était, aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’une des plus fastueuses résidences de la grande couronne, une demeure de magnificence royale, dessinée par Louis Le Vau. Au cœur de la forêt de Bondy s’élevait un bijou architectural flanqué de cinq pavillons et d’un parc de 240 hectares élaboré par Le Nôtre puis redessiné « à l’anglaise » à la fin du XVIIIe, fréquenté par le tsar Pierre le Grand de Russie ou madame Récamier. Molière y donna même la première de son Tartuffe, en 1664. Que reste-t-il de ce légendaire château du Raincy – et de ses fêtes étincelantes ? –, construit entre 1643 et 1650 pour Jacques Bordier, intendant des finances de Louis XIII, devenu propriété, entre autres, de la princesse palatine Anne de Gonzague de Clèves, du marquis de Livry et du duc d’Orléans, avant d’être démoli en 1819, suite aux dommages causés par la Révolution ? « Rien… », soupire un passant croisé au fil des allées arborées qui ornent cette cité résidentielle du 93, peuplée de quinze mille âmes. Rien, vraiment ? Agrémentée d’histoires antiques et de fantômes, notre promenade prend des allures d’enquête policière, pour traquer de menus indices. Et déjà, dans la bucolique allée de Gagny, bordée de demeures cossues au style parfois régionaliste, de maisons de caractère, avec leurs clins d’œil Art nouveau, les vitraux, les ferronneries et les bow-windows, elles surgissent : les tourelles du chenil du duc d’Orléans, dont subsistent façades et toitures, inscrites au titre des monuments historiques.

Rebroussant chemin, on remonte l’allée Hérold puis celle du Jardin-Anglais, et l’image de notre château disparu s’efface devant l’opulence et le charme singulier de chacune des maisons alignées. Un mélange de pierres meulières, de briques, de textures et de couleurs, dont plusieurs sont signées de l’architecte (et ancien maire de la ville) Henri Guimonneau (1869-1938). Ici, les coteaux en pentes douces débouchent sur de jolis panoramas, jusqu’au lycée Albert-Schweitzer (11, allée Valère-Lefebvre), construit par Raymond Petit, avec son grand corps vert alangui, sur pilotis afin d’en valoriser l’étang de sept mille mètres carrés, ancien lac de l’Orangerie du parc du château. Croyant l’apercevoir depuis la rue, je n’ose toutefois m’improviser lycéen pour l’admirer de près.

Mes pas me guident alors le long de l’avenue Thiers, jusqu’à la modeste église Saint-Louis, grange ou corps de logis de la ferme du château transformée en chapelle en 1858. Plus loin, au 7, boulevard du Nord, il s’élance vers le ciel : le clocheton du pavillon de l’Horloge, ex-maison du régisseur du parc. Deux arbres vénérables — un chêne, allée des Acacias, et un séquoia au 13, avenue de Livry — témoignent de ce prestigieux passé. Voilà, c’est tout : une poignée de vestiges pour laisser courir son imagination. L’héritage se lit surtout dans la physionomie des lieux. Ici, peu de « rues », mais un entrelacs d’allées, d’avenues, de parcelles verdoyantes, calquées sur la morphologie du parc.

Quand, au 83 de l’avenue de la Résistance, un joyau tutoie les cieux : l’église Notre-Dame-du-Raincy (1922), « Sainte-Chapelle du béton armé », chef-d’œuvre signé des frères Perret, avec son tympan de Bourdelle. Ici, la robustesse minérale dialogue, en virtuosité, avec les dentelles aériennes et multicolores des vitraux. Soit l’anachronique apothéose de cette escapade royale.


Balade chic dans les rues du Raincy

Avec son église en béton conçue par un maître en la matière, Auguste Perret, et ses incroyables villas, la ville du Raincy en Seine-Saint-Denis vaut le détour.

L’église Notre-Dame de Consolation, beauté béton
Rien que pour elle, cela vaut la peine de monter dans le RER E jusqu’au Raincy. Construite dans les années 20 par les frères Auguste et Gustave Perret, elle est la première église de France à être réalisée en béton armé. Avec son clocher de 43 mètres de haut, elle en impose, c’est le moins qu’on puisse dire. Une Pietà d’Antoine Bourdelle en orne le fronton. Mais son extérieur austère voire sévère contraste avec un intérieur réchauffé par la profusion de claustras cruciformes, triangulaires ou circulaires qui nimbent la nef de teintes rouges, vertes ou bleues selon l’heure de la journée et l’ensoleillement. Sans oublier les vitraux, réalisés par la maître verrier Marguerite Huré sur des cartons de Maurice Denis. A noter, au milieu de scènes représentant la vie de la Vierge Marie, un épisode baroque : La Vierge guidant les troupes vers la victoire lors de la bataille de l’Ourcq en 1914. En 1952, Auguste Perret écrivait à propos de sa réalisation : « J’ai mis tant de ma pensée et de mon cœur dans cette église du Raincy que je suis gêné pour en parler. J’aurai tout dit en déclarant qu’elle est celle de nos œuvres dont je suis le plus fier. » Quand l’un des plus grands architectes du XXe siècle parle ainsi de son travail, faut-il encore en rajouter pour vous convaincre d’y aller ?

Infos pratiques : Église Notre-Dame de Consolation, 83, avenue de la Résistance, Le Raincy (93). Ouvert tous les jours de 8 h à 19 h. Gratuit. Accès : gare du Raincy–Villemomble (RER E). Plus d’infos sur notredameduraincy.fr

De l’église Notre-Dame de Consolation au lycée Schweitzer, une balade architecturale dans les quartiers chics
Propriété de la famille d’Orléans au XVIIIe siècle, Le Raincy était alors constitué d’un château – aujourd’hui disparu – et d’un parc à l’anglaise. Au XIXe siècle, le domaine est acquis par l’État puis loti. La ville foisonne donc de splendides maisons bourgeoises. Bonne nouvelle : on a trouvé un document qui en recense un certain nombre (photos à l’appui). En voici quelques-unes, particulièrement remarquables, qui se trouvent dans un rayon de moins de 10 minutes à pied autour de l’église : la maison à lanternon du 10, allée des Hêtres, aux allures de phare urbain ; la belle meulière du 35, allée du Jardin anglais (réputée posséder un ascenseur intérieur mais on n’a pas pu vérifier) ; la demeure du 38 de la même allée du Jardin anglais, pas mal non plus ; ou encore La Montagnette, 10, allée de l’Ermitage, qui vous permettra de travailler vos mollets puisqu’elle est située sur les hauteurs de la ville. A noter aussi : les deux immeubles qui encadrent la mairie (121, avenue de la Résistance), au début de l’allée Baratin et de l’allée Hérold, avec leurs toits en forme de gros clochetons. De là, vous pouvez en cinq minutes gagner le lycée Schweitzer (11, allée Valère Lefèbvre). Réalisé dans les années 50-60, il est l’œuvre d’un élève de Le Corbusier (ça se sent) et est entouré d’un vaste parc. Les lieux ne se visitent malheureusement pas ; néanmoins, de la rue, on en a un bon aperçu.

Le parc aquatique du Raincy, dans le bain du « Grand Bain » de Gilles Lellouche
Justement, si vous avez envie de profiter d’une autre vue sur le parc du lycée, faites un tour au parc aquatique mitoyen. Après une vaste restauration, le lieu propose un magnifique solarium qui plonge directement (c’est le cas de le dire) sur l’étang du lycée et son jet d’eau. Sur votre chaise longue, vous pourrez même voir les hérons qui nichent sur les berges. Sous la halle : deux beaux bassins baignés de la lumière traversant les larges baies vitrées, un sauna, un jacuzzi et un hammam. Notez que le parc aquatique a accueilli de nombreuses scènes du film de Gilles Lellouche Le Grand Bain. Cool, classe et chloré…

Infos pratiques : parc aquatique du Raincy, 26, avenue Thiers, Le Raincy (93). Ouvert tous les jours sauf le jeudi. Tarifs : de 4,50 € à 6,50 € (gratuit pour les jeunes mariés pendant un an à compter de la date du mariage !). Accès : tramway T4 arrêt Les Pavillons-sous-Bois. Plus d’infos sur leraincy.fr


Image de fond de la page : La mare et la ferme (Le parc du Raincy vu par Carmontelle en 1780)


 

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