Au pays bleu par Edouard Jauffret CE

 

Au pays bleu

 

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Edouard Jauffret - écrivain (1900 - 1945)

Édouard Jauffret, né le 4 octobre 1900 à La Seyne-sur-Mer dans le Var et mort à Draguignan le 19 janvier 1945, est un écrivain français, auteur de livres scolaires.

Auteur très connu dans le monde de la littérature scolaire, son ouvrage (autobiographique) Au pays bleu a ravi de très nombreuses générations d'écoliers qui ont appris la lecture dans ces pages illustrées par Raylambert. Des rééditions en fac-similé ont paru en 2008.

Biographie
Origines familiales, formation et activités professionnelles
Issu d'une famille modeste, son père Joseph, Marius est menuisier, sa mère Elisabeth est femme au foyer mais exerce souvent le métier de lavandière. Il se marie avec Marie, Rose Agostini, le 25 octobre 1921. De leur union naîtra un seul enfant, Gilbert né à Autun le 8 juin 1934 qui sera le modèle d'un livre de lecture qui raconte sa petite enfance. Gilbert Jauffret qui fit également toute sa carrière dans l'enseignement supérieur, est décédé à Draguignan le 3 mars 2025.

Édouard Jauffret est reçu au concours de l’École normale à Draguignan en 1916 et est nommé Inspecteur à 30 ans. Il a été nommé à Autun en Saône-et-Loire le 8 juin 1934, puis à Corte, en Corse.

Il devient inspecteur de l'enseignement primaire dès sa première candidature (deuxième copie de philosophie, au niveau national, où treize candidats seulement ont été reçus inspecteurs). Brillant, il se fait remarquer à la Sorbonne avec des notes qui oscillent entre 14 et 16 sur 20.

C'est à Louhans qu'il rencontre un autre inspecteur d'académie : André Signoret qui allait devenir son ami ; ce dernier partira exercer en Tunisie.

En 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, Edouard Jauffret s'engage à 18 ans dans la Marine. Il sert en mer Adriatique, sur le littoral yougoslave, sur le croiseur Duguay-Trouin, croiseur-école d'application (1900-1914) transformé par la suite en navire hôpital (1914-1920). Il est allé à Dubrovnik.

Edouard Jauffret commence son métier d'instituteur en 1919 dans le Var. Entre 1919 et 1920, il exerce à Gonfaron puis à Tourtour, après quoi il rejoint la région parisienne, à Bezons en Seine-et-Oise. Cette connaissance de la banlieue parisienne transparaît bien dans son livre La Maison des Flots Jolis dont une grande partie se passe du côté de Nanterre.

Il fait également des études supérieures de philosophie à la Sorbonne.

Édouard Jauffret tombe gravement malade, une théorie familiale dit que ce serait à la suite d'une baignade imprudente dans les eaux glacées du Golo, un fleuve tumultueux qui traverse la Corse mais c'est fort peu probable car il est frappé par une forme de tuberculose, la tuberculose articulaire, maladie très invalidante. En 1935, à 35 ans, Édouard Jauffret est mis en congé de longue maladie et regagne le Sud. Le 3 juillet 1939, il s'installe dans une maison à Draguignan. En 1940, il est mis d'office à la retraite anticipée. C'est à cette époque qu'il commence l'écriture de "Au Pays Bleu" L'illustrateur de ses œuvres, Raylambert n'a jamais rencontré Jauffret en personne. Déjà très malade depuis 1934, l'auteur ne veut recevoir personne et ne rencontrera d'ailleurs aucun représentant des éditions Belin, qui publient ses œuvres.

Juste avant sa mort (à 44 ans), il préparait une thèse d’État sur l’éducation.

Œuvre
Tous ces ouvrages sont illustrés par Raylambert.

1941 : Au Pays bleu, roman d'une vie d'enfant - roman scolaire (cours élémentaire), éditions Eugène Belin.
(Ce livre a connu de nombreuses rééditions).
1942 : Petit Gilbert , premier livre de lecture (cours préparatoire), éditions Eugène Belin.
(Jauffret raconte ici les premières années de la vie de son petit garçon : Gilbert)
1945 : La Maison des Flots Jolis, roman scolaire pour le cours moyen.
1948 : Les Belles Images , méthode de lecture pour la classe enfantine.
1950 : Gerbes d'or, choix de textes expliqués et commentés. Cours supérieur. Classe de fin d'études primaires, coécrit avec André Signoret ; Librairie classique Eugène Belin.

Edouard Jauffret à l'école normale en 1918

Edouard Jauffret à l'école normale en 1918

 

Edouard Jauffret à l'école normale en 1918

Edouard Jauffret à Bezons en 1926

 


Raylambert La douce France de l'enfance (1889-1967)

Raylambert, pseudonyme de Raymond Gabriel Lambert, né le 14 janvier 1889 à Elbeuf (Seine-Maritime) et mort le 16 juillet 1967 à Villemomble (Seine-Saint-Denis), est un peintre et illustrateur français.

Son père, Albert Joseph Lambert, est peintre-décorateur en bâtiment. Sa famille s'installe à Rouen où il débute dans un atelier de vitraux. Plus tard, il entre au bureau de dessin industriel des Forges et chantiers de la Méditerranée, au Havre. Il s'inscrit à l'école des beaux-arts où un autre élève se nommait Lambert, si bien que pour éviter la confusion, il signe « Raymond Lambert » puis « Ray-Lambert » et enfin « Raylambert ». Il participe à de nombreux concours où il gagne des prix. La ville de Rouen lui attribue une bourse pour aller étudier à Paris. Il suit les cours de l'école des Arts décoratifs, il obtient le premier prix de l'atelier supérieur de décoration et de nombreux autres succès. Il est admis au Salon des artistes français juste avant de partir au régiment et à la guerre.

Raylambert exerce les métiers de peintre verrier, peintre en lettres, peintre d'enseignes, calqueur et bien d'autres emplois encore. Il obtient une médaille d'or en 1909 et s'installe à Paris au Quartier latin. Il entre à l'école des Arts Décoratifs. Le croquis le passionne ainsi que la peinture, la publicité, la lettre d'enseigne, le décor de théâtre, la gravure sur bois, la lithographie, la décoration ou l'enseignement.

Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il connaît l'enfer du Chemin-des-Dames et est décoré de la croix de guerre. Maniant héroïquement les armes, il ne dépose cependant pas les crayons et livre de nombreuses illustrations à des revues littéraires « de l’arrière ». Il contribue aussi à des « journaux de tranchées », notamment à deux publications de régiments de marche de zouaves.

Il est en relation épistolaire avec les auteurs et en relation amicale avec certains (Jean Sauvestre, par exemple). Si l'on considère Le Pays Bleu d'Édouard Jauffret (1900-1945), l'auteur et l'illustrateur ont eu également leur part dans le succès.

Il apprécie l'enseignement et fut professeur à l'école ABC de Paris de 1926 à sa mort. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il ouvre un cours à son atelier où il accueille des élèves quatre fois par semaine.

Il passe de longues heures au zoo de Vincennes, au Jardin des plantes. Il collabore à Naturalia, Bêtes et Nature, Rustica et aux éditions Rossignol, de Montmorillon.

Il travaille surtout au pinceau mais aussi au crayon à mine de plomb, à la plume, au crayon Conté, à la gouache ou au lavis.

Il travaille aussi pour Gedalge, Delagrave et Plon. Chez Hachette, il illustre les livres de français de Lucien Dumas et chez les éditions Belin, les grammaires Berthou-Gremaux-Vœgelé.

Pendant l'Occupation, l'éditeur Belin commence sa collection de romans scolaires d'Édouard Jauffret avec Au Pays Bleu. Pour cet ouvrage, il proposa une impression des dessins en deux couleurs, le bleu et l'orange et l'impression du texte en brun. Il prépare soigneusement la mise en page.

Pour les plus jeunes, le Petit Gilbert d'Édouard Jauffret offre encore plus de liberté dans la composition : un même dessin s'étend d'une feuille sur l'autre et par endroits, passe discrètement sous le texte. Malgré la grande complicité entre les deux hommes, ils ne rencontrèrent jamais car Jauffret, trop malade, ne peut recevoir personne.

Il illustre des ouvrages d'Ernest Pérochon avec les personnages du singe Makoko, l'âne Tonkilaron dans son avion, le petit Lapon dans sa marmite ou encore le malheureux Patoche atteint par l'étrange maladie des doigts écartés.

Raylambert travaille jusqu'à ses derniers jours. Il est calme et posé, malicieux et incisif, détestant les mondanités et les vernissages. L'un de ses éditeurs, Belin, l'avait élu « Prince des Illustrateurs ».

Raylambert peint de nombreux tableaux et est l'auteur de dessins au crayon, notamment des études d'animaux, fauves, vaches, oiseaux ainsi que des paysages.

Sa fille Jeannine Raylambert (1921-2007), est une romancière et collabore à la radio et à la télévision. Elle est l'auteur de près de quarante pièces pour l'émission radiophonique Les Maîtres du mystère.

Raylambert meurt le 16 juillet 1967 à Villemomble (Seine-Saint-Denis) où il est enterré au nouveau cimetière. Il habitait 26 allée Velléda à Villemomble (Seine-Saint-Denis).

Raylambert

 

Raylambert

 

Raylambert

 

Raylambert

 

 


 

Mon pays bleu
chanson de Roger Whittaker - harmonica

Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Et je n'ai pas su lui dire adieu

Petit enfant dans mon château
J'aimais voir dormir la belle au bord de l'eau
La belle a grandi, mais mon beau château s'est envolé
Oh volé, volé, volé, volé, vol...

Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Et je n'ai pas su lui dire adieu

Dans le grand jardin de mes parents
Je jouais près d'un chêne qui avait cent ans
Si le chêne est là, le petit enfant s'est envolé
Oh volé, volé, volé, volé, vol...

Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Et je n'ai pas su lui dire adieu

Ma mère un jour a dû partir
Au pays des souvenirs
Je me souviens mais son sourire
S'est envolé
Oh volé, volé, volé, volé, vol...

Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Et je n'ai pas su lui dire...

Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Moi, j'ai quitté mon pays bleu
Et je n'ai pas su lui dire....

La, la, la, la, la, la...

 

Musique : Mon pays bleu chanson de Roger Whittaker - harmonica - 2,38 Mo - 3 mn 09 :


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